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🌈 ALiC!A, n.f.

Les IA prennent le pouvoir 🤖

published22 days ago
3 min read

(Oups, je me suis plantée dans mes envois d'email. Le 11, je t'ai envoyé accidentellement un email qui était censé partir le 31. Désolée pour la bourde)


C'est dingue.

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La première version de l'email d'aujourd'hui, je l'ai écrite juste avant Noël. Elle commençait comme ça:

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Peu de gens en ont conscience, mais...

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Sauf que là, on est le 16 (hier, donc), et je suis obligée de réécrire l'intro.

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Parce qu'entre temps, le sujet dont je voudrais te parler est devenu un sujet d'actualité. Et pas juste dans d'obscurs petits threads Reddit.

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Je reprends:

​

De plus en plus de gens ont conscience que...

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...depuis l'année dernière, on est en train de vivre une révolution du même niveau que l'invention de la photographie. Peut-être même encore plus fou.

​

La peinture que tu vois ci-dessous s'appelle Théâtre d'opéra spatial:

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L'année dernière, elle a fait scandale en raflant le premier prix de la section "peinture numérique" de la Colorado State Fair.

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Scandale?

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Hé ouais.

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Ce qui dérange, c'est que l'artiste, Jason Allen, n'a pas posé le moindre coup de pinceau, matériel ou virtuel, sur cette toile:

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Sa réalisation, on la doit à l'intelligence artificielle (IA) du programme en ligne Midjourney.

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Et le jury du concours n'y a vu que du feu.

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C'est déjà assez fou en soi.

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Mais le pompon sur le gâteau, c'est que la version bêta de Midjourney a ouvert ses portes au public quelques mois seulement avant la création de Théâtre d'opéra spatial.

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Ce qui veut dire que l'image que tu vois là, c'est l'oeuvre d'un bébé robot qui n'a pas encore fini d'apprendre.

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Le marché des programmes d'art génératif dont Midjourney est l'un des fers de lance est actuellement en pleine expansion.

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Le jour où il aura atteint sa maturité et sera devenu mainstream (edit d'hier: c'est en cours, mais t'as encore le temps de rejoindre le mouvement), les professionnels de l'image numérique (illustrateurs, graphistes, etc.) vont se prendre une bonne grosse crise existentielle dans la face.

​

Pour un(e) entrepreneur(e), ça sera plus rentable d'acheter des prompts (des commandes à donner aux programmes pour qu'ils te sortent les images que tu veux) et de payer les abonnements aux logiciels que de commander des visuels au compte-goutte à des prestataires.

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D'ailleurs, signe qui ne trompe pas:

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​Canva*, le logiciel de graphisme DIY visionnaire dont je parle tout le temps tellement je l'adore, est en train de concevoir sa propre intelligence artificielle.

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Ouais, ok, pour le moment, les résultats sont dégueulasses.

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Genre ça, c'est censé être un panda qui fait du vélo...

...dans un décor qui n'a aucun sens, mais on salue l'effort.

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Ceci étant dit:

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T'inquiète, les IA sont de bonnes élèves. Si Canva (ou autre) décide d'investir dans une IA-graphiste, on aura une IA-graphiste. A ce stade, c'est juste une question d'argent et de temps.

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Et peu importe combien de pleureuses vont venir s'épancher sur LinkedIn. S'il y a bien un truc dans lequel on peut croire, c'est la persistance du progrès.

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Maintenant, tu comprends pourquoi Allen s'est fait plein d'ennemi(e)s chez les artistes.

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Ou pourquoi la majorité des graphistes détestent Canva, qui n'a jamais caché ses ambitions.

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Tu veux savoir ce que je pense de tout ça?

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C'est un faux débat.

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Au début de mon mail, j'ai comparé cette révolution à l'invention de la photographie. Je n'ai pas fait ce parallèle au hasard.

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On reproche la même chose à l'IA aujourd'hui qu'aux appareils photos au 19e siècle.

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Et la réponse, elle non plus, ne change pas:

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On a beau introduire toutes sortes d'automatisations dans le travail créatif, l'apport humain reste, en l'état des choses, indispensable.

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C'est à toi de poser les concepts.

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De décider du sens que tu veux donner à ton oeuvre ou à ta marque.

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De choisir la direction à prendre dans ta communication, et de diriger la création visuelle dans le bon sens.

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L'intelligence artificielle est douée pour la production d'idées en masse et l'exécution.

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Pour ce qui est de porter un jugement de valeur sur son travail, elle a encore du boulot.

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Aujourd'hui, on n'a jamais été aussi proches de pouvoir générer des visuels personnalisés rien qu'en appuyant sur un bouton. Mais encore faut-il le faire, appuyer sur le bouton...

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Voilà l'esprit dans lequel j'ai conçu la checklist OMG!.

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Elle fonctionne un peu comme un chatbot:

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Elle te pose des questions sous forme de cases à cocher. Elle fait des blagues. Tu réponds par des actions dans le logiciel de ton choix (Canva ou autre). Et à la fin, tu as un support de communication visuelle prêt à l'emploi.

​

C'est (presque) aussi simple que d'appuyer sur un bouton.

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Genre celui-là:

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